Actus & tendances

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14 juillet 2025

Entretenir un jardin régénératif : quelques principes simples

Un jardin régénératif est avant tout un jardin vivant.
Il évolue avec le temps.
Il demande donc observation, patience et adaptation.

Ces principes s’inspirent notamment des recommandations de l’ADEME (paillage, diversité, adaptation) et de l’INRAE (biodiversité du sol, habitats variés).

Accepter le cycle naturel de la vie

Avant tout, acceptez que certaines plantes disparaissent.
Ne remplacez pas une plante morte par la même espèce.

En effet, varier les plantations limite la propagation des maladies.
De plus, cela enrichit la diversité végétale.
C’est un pilier fondamental de l’équilibre écologique du jardin.

Maintenir un paillage permanent

Un sol nu est un sol fragilisé.
À l’inverse, le paillage protège et nourrit la vie du sol.

Ainsi, il :

  • conserve l’humidité,

  • réduit les besoins en arrosage,

  • freine les plantes indésirables,

  • améliore la fertilité naturelle.

Ce principe est largement validé par l’ADEME et l’INRAE.

Observer la forêt pour mieux jardiner

La forêt est un modèle précieux.
Elle fonctionne sans intervention humaine.

Par conséquent, observez :

  • la superposition des strates,

  • la gestion naturelle de l’ombre,

  • la lenteur des cycles,

  • la richesse des habitats.

S’en inspirer permet de créer des jardins plus résilients.

Anticiper le changement climatique

Aujourd’hui, le climat évolue rapidement.
Sécheresses, fortes chaleurs et pluies intenses deviennent fréquentes.

Il faut donc penser durable :

  • diversité végétale
  • pelouses naturelles, plutôt que gazons classiques

  • sol vivant, perméable, végétalisé

Un jardin régénératif est un jardin préparé aux extrêmes climatiques.

Planter des arbres et arbustes pour créer de la fraîcheur

L’ombre est une ressource essentielle.
Elle crée des microclimats favorables à la vie.

Ainsi, arbres et arbustes :

  • rafraîchissent l’air,

  • protègent le sol,

  • favorisent la biodiversité.

Cela vaut autant en milieu urbain que rural.

Favoriser la diversité végétale et s’inspirer du sud

Enfin, la diversité reste la clé de la résilience.
C’est un point central souligné par l’ADEME et l’INRAE.

Privilégiez :

  • des espèces adaptées au climat,

  • des plantes de couverture,

  • le semis spontané,

  • des influences méditerranéennes ou méridionales.

Plus un jardin est diversifié, plus il est stable.

Comprendre le jardin régénératif en un coup d’œil

Un schéma simple pour visualiser les interactions entre :

  • sol vivant,

  • végétation,

  • ombre,

  • eau,

  • biodiversité.

C’est notre outil pour comprendre le jardin régénératif.

Schéma-jardin-régénératif
Schéma-jardin-régénératif

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14 février 2025

Verger circulaire de Gotheron : produire des fruits sans pesticides, c’est possible !

Verger circulaire de Gotheron : produire des fruits sans pesticides, c’est possible !

Chez Patxi Castro Paysage, nous croyons à un aménagement plus vivant, résilient et intelligent. L’expérimentation du verger circulaire de Gotheron, conçue par l’INRAE dans la Drôme, illustre comment la biodiversité fonctionnelle et une organisation spatiale innovante permettent de produire des fruits sans pesticides, en s’appuyant sur les services écologiques naturels InraeRéussir.

Ce qu’il faut retenir :

  • Forme circulaire d’environ 1,5 à 1,8 ha, conçue pour limiter les échanges avec l’extérieur et maîtriser l’arrivée de bio-agresseurs Réussirfr.boell.org.

  • Agencement en cercles concentriques :

    • Double haie périphérique comme barrière végétale et habitat pour auxiliaires (nichoirs, perchoirs…) InraeRéussir.

    • Cercles intermédiaires alternant espèces fruitières et plantes de service, pour freiner les ravageurs et encourager les alliés naturels Réussiraladin.farm.

    • Centre constitué d’une mare et d’une zone semi-sauvage, véritables réservoirs de biodiversité Inraealadin.farm.

  • Biodiversité fonctionnelle : association de nombreuses espèces fruitières (pommiers, abricotiers, pêchers, pruniers, grenadiers, figuiers…) avec des plantes répulsives ou attractives, et des légumineuses fixatrices d’azote aladin.farmInrae.

  • Premiers bilans (2023) encourageants :

  • Suivi pluriannuel : le dispositif est évalué sur au moins 15 ans (projet ALTO/Safir) pour mesurer les performances agronomiques, environnementales et la régulation naturelle Inraeueri.paca.hub.inrae.fr.

Pourquoi c’est inspirant pour vos projets ?

  • Une conception paysagère agroécologique permise par un design spatial intelligent, qui conjugue esthétique, fonctionnalité et durabilité.

  • La zéro pesticide qui devient possible grâce à une co-conception entre chercheurs, praticiens et gestionnaires du paysage.

  • Un modèle transférable : pas question de répliquer à l’identique, mais d’appliquer les principes (barrières, diversité, zones refuge) selon chaque contexte.

  • Agencement concentrique du verger expérimental : diversité et fonctionnalité
    Agencement concentrique du verger expérimental : diversité et fonctionnalité

  • Découvrez dans cet article nos conseils pour l’entretien des jardins régénératifs

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14 janvier 2025

L’éco-conception paysagère : créer, régénérer, protéger

L’éco-conception paysagère : créer, régénérer, protéger

L’éco-conception commence toujours par observer : l’état du sol, la végétation existante, la faune locale. La démarche s’inspire notamment du guide de Plante & Cité, fondé sur une méthode en 10 fiches-action couvrant la conception, le chantier et le suivi écosystémique ressources.plante-et-cite.frplante-et-cite.fr.

Voici nos principes pour un jardin vivant et durable :

  • Régénérer les sols et les écosystèmes : améliorer la qualité du substrat, restaurer les milieux fragiles.

  • Planter pour nourrir la faune : arbustes à baies, fleurs mellifères, graminées à graines.

  • Assurer une floraison longue et étalée : offrir des ressources aux pollinisateurs toute l’année.

    Observation du sol et de la végétation en place : point de départ de l’éco-conception
    Observation du sol et de la végétation en place : point de départ de l’éco-conception

  • Utiliser des couvre-sols : limiter l’évaporation, protéger la vie du sol, diminuer l’entretien.

  • Favoriser les plantes locales : mieux adaptées, elles nécessitent peu de soins et soutiennent la biodiversité.

  • Retenir l’eau sur place : noues, zones d’infiltration, récupération des eaux pluviales.

  • Créer des îlots de fraîcheur : arbres d’ombrage, pour lutter contre les fortes chaleurs.

  • Offrir refuges pour la faune : nichoirs, hôtels à insectes, tas de bois ou de pierres.

  • Utiliser des matériaux durables : pierre locale, bois non traité, matériaux recyclés ou récupérés.

Chez Patxi Castro Paysage, chaque projet devient un écosystème autonome, résilient et accueillant, à la fois pour les habitants et pour la nature — en se basant sur une démarche éprouvée et documentée agri-city.infoplante-et-cite.fr.